Un jour ce sera...

 Photo: Cannelle Wiechert

Photo: Cannelle Wiechert

Suite à un projet de leur 2e année en design de l’environnement, des étudiant.es de l’UQÀM ont décidé de prolonger le plaisir et de passer du théorique au concret. Le projet: proposer une vocation au lot vacant situé à l’angle des rues St-Catherine et Papineau, où se trouvait cet été le chapiteau de Cavalia.

Autrefois lieu de ravitaillement pour les trains, le lot au pied du pont Jacques-Cartier est désormais laissé à lui-même. D’abord inspirés par le passé de l’endroit, le projet scolaire présentait un marché public, réel lieu de ravitaillement, à l’échelle humaine cette fois. « On a supposé ce que les gens voulaient, mais au final, ce qu’ils veulent vraiment, c’est à eux de nous le dire. »

Le groupe s’est toutefois senti traître en ce qui a trait à concevoir de l’urbanisme sans connaître le milieu où ils s’implantent. Dans une optique “On va faire de quoi avec ça”, ils ont décidé de sonder les principaux intéressés et, pour se faire, proposer des activités allant en ce sens au Village. Leur but premier était que, comme pour le Village, ce lieu soit rendu aux citoyen.nes.

« La démarche qu’on souhaite, c’est amener les gens à parler. Ils ont parfois de la facilité avec les mots, alors on pose des questions simples pour des réponses simples, mais on veut aussi de la création et du hands on. À travers le jeu, les gens apprennent et se découvrent. Des choses aussi élémentaires que le jeu peuvent provoquer une génération d’idées. Ça aide les gens à comprendre, à travers leurs propres démarches, sans leur donner une réponse toute cuite dans la bouche. »

 Photo: Cannelle Wiechert

Photo: Cannelle Wiechert

« Le but est de faire en sorte que cet îlot retourne réellement aux citoyen.nes. De plus en plus, ce genre de site est acheté par des contracteurs pour des places commerciales qui négligeront non-seulement le paysage urbain et, encore plus, la vie sociale du quartier. On dit toujours que c’est en élection que les citoyen.nes peuvent s’exprimer. On leur donne enfin ce droit directement. On va faire en sorte que les informations se rendent aux bonnes personnes.»

«Il faut arrêter de croire qu’on a la solution miracle, et qu’on écoute les gens à la place. On remarque souvent que les gens traversent des pelouses en diagonale, ils ne suivent pas les chemins. À force de trop réguler et rendre rigides les places publiques, on limite les possibilités de profiter, de jouer, etc.»

 Photo: Cannelle Wiechert

Photo: Cannelle Wiechert

« Avec la maquette, on remarque la grosseur du lot inoccupé. Ça fait un impact et mène les gens à proposer des activités, même si c’est juste une fête foraine ou une forêt. Toutes les idées sont bonnes. Ça amène à prendre conscience de tous les lots inoccupés qui nous entourent et la perte associée.»

C’est à vous de jouer !