Turquoise Design

LE COLLECTIF

En fait Gilles Hanicot est le fondateur principal de Turquoise Design. À la base, c’est un architecte paysagiste de formation. On s’est connus parce qu’on travaillait pour la même boîte. Lui, après huit ans de service, il a décidé de partir à son compte, et là moindrement qu’on avait la chance de participer sur des trucs, ben je venais en collaboration et on participait ensemble. On est juste deux, mais à l’occasion Gilles invite des gens à collaborer avec selui selon les projets.

Au niveau de la matérialité, je te dirais que pour l’instant ça se résume essentiellement au bois. C’est le matériau le plus disponible, le moins cher et avec lequel on a le plus de flexibilité même si à la base je pense pas qu’on pourrait prétendre être des ébénistes… On a la possibilité de travailler avec, alors ça fait en sorte qu’on essaie de pousser nos attitudes nos connaissances et nos façons de travailler ça, mais sans plus.

 

LE VILLAGE

L’année passée, la formule était vraiment un appel à propositions. Nous autres, ce qui nous a démarqué, c’est le fait qu’étrangement on était les seuls à proposer un support à vélo. On se disait que ce qu’on voulait privilégier, c’était vraiment quelque chose qui soit à la fois fonctionnel et pratique. Cette année, la formule a changé : c’était plus sur invitation. C’était le fun parce que c’est le genre de charrette qu’on a pas le chance de participer souvent à ce genre d’échelle-là, dans le sens que c’est vraiment condensé sur une courte période de temps. On a beaucoup aimé la formule de cette année, ça fait en sorte que les gens qui ont participé à la charrette, c’est tout du monde qu’on a appris à connaître, des installations qu’on avait vu grandir…

C’est sûr que tu te nourris de l’énergie des autres, mais pour nous, c’est principalement de celle des citoyens de l’arrondissement. Ça reste qu’en jasant avec eux, on s’est vraiment réorientés. On savait à la base qu’on voulait proposer encore une fois des supports à vélo, sachant que la contrainte était qu’on avait la même enveloppe budgétaire et qu’il fallait possiblement maximiser le nombre d’usagers à vélo… On a essayé de proposer un module qui était vraiment simple à la base et on a essayé de le multiplier. L’année passée, le support à vélo qu’on avait conçu pouvait accommoder 8 vélos : cette année, on peut potentiellement en mettre 96 !

Au niveau de la technicalité et de l’exécution, ça été relativement simple. Un aspect qu’on a toujours prévilégié, c’est la récupération des matériaux avec lesquels on travaille. Donc le module qu’on a créé se plie sur lui-même et peut être entreposé. Par exemple, les supports de l’an dernier se sont promenés : ils sont allés au festival de Bellastock, puis l’arrondissement du Sud-Ouest voulait le récupérer, mais malheureusement, on a dû s’en départir.

Au delà de la conception, au-delà de l’exécution, ce sur quoi on se penche, c’est la récupération et la réutilisation de ces matériaux-là par la suite. D’où l’idée de travailler avec des matériaux autres que le bois : qui se conservent mieux, qui vieillissent mieux…

 

LES PROJETS FUTURS

On est vraiment chanceux parce qu’à Montréal en ce moment, il y a vraiment un engouement pour tout ce qui est installation éphémère, ou encore aménagement à l’échelle micro-locale pour redynamiser les quartiers alors moindrement qu’on a la chance de participer à des appels de projets sur ce genre de trucs, c’est sûr qu’on va le faire. Sans aller dans des budgets de fous, c’est juste différentes matérialités, aller vers des projets simples puis avec une couche de ludicité peut-être que oui, les gens ça leur prend juste ça pour investir l’espace. Je dirais que là-dessus Gilles et moi notre vision se rejoint pas mal.


Comme ici, t’arrives à avoir une incidence sur la vie des gens. Les gens se disent : écoute, ça aujourd’hui ça va faire partie de ma vie, je vais aller à cet endroit et en profiter. Ben pour moi, c’est là que t’as réussi.
 


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